L’ amour envers Dieu: un nouveau regard sur le monde

Pour Spinoza, limiter l’impact des passions tristes sur notre esprit passe avant tout par une rationalisation progressive de notre vie affective. A cette rationalisation de l’esprit correspondra, parallèlement, une rationalisation du corps; nous pourrons dès lors orienter nos actions en fonction d’une utilité maintenant conçue adéquatement. Par quelles techniques y parvenir ? Par un découplage de nos passions et des objets extérieurs auxquels elles se joignent, et par une reconnaissance de la nécessité partout à l’oeuvre. Cette reconnaissance se muera bientôt en amour envers Dieu, avant de devenir, enfin, amour intellectuel de Dieu.

Mécanique affective chez Spinoza, partim 2 : possibilité d’affects actifs

Nous avons vu jusqu’à présent que tous nos affects découlent des affects primaires que sont la joie et la tristesse, selon une dynamique déterministe dont nous avons exposé les prémisses dans l’article précédent. Cette mécanique affective se situe dans un cadre entièrement passif, c’est à dire subi – jusqu’à ce que Spinoza nous expose une possibilité d’être nous-même à la source d’affects dits actifs.