Dimension sociale de l’Ethique de Spinoza : vers un altruisme rationnel

Nous avons vu dans les précédents articles que nous sommes en quelque sorte configurés pour rechercher -égoïstement- ce que nous considérons comme nous étant utile. Si notre utilité propre fait office de boussole à nos actions dans le monde, nous déterminant à poursuivre sans relâche la satisfaction de notre insatiable appétit, Spinoza note que « rien n’est plus utile à l’homme que l’homme ». La collaboration entre les êtres humains, qui prend appui sur une raison pacificatrice et partagée, équivaut ainsi à une symbiose des puissances singulières; l’utile propre se confond alors … Lire plus