Foi et raison chez Spinoza

La question centrale posée dans ce chapitre est celle-ci : foi et raison font-elles bon ménage ? Spinoza pense manifestement que non. Cette question en entraîne une autre: si l’on émettait quelque réserve à l’égard des religions de la parole révélée, aurait-on néanmoins le droit de s’interroger sur ce quelque chose qui semble excéder le cadre somme toute étroit de nos existences d’êtres humains? On s’apercevra que Spinoza semble cette fois répondre à cette question par l’affirmative. Pour introduire la conception de Dieu que propose Spinoza, je commencerai par évoquer mon expérience personnelle d’apprenti chrétien en culotte courte.

Déclaration d’intention

Où l’auteur évoquera d’emblée son expérience personnelle avec une grande franchise. Où ce même auteur posera les jalons de la téméraire entreprise que constitue ce blog. Où le lecteur apprendra la signification que revêt le curieux mot « nomoscopie ». Où l’on abordera, pêle-mêle et quelque peu superficiellement, des sujets tels que les croyances, l’insatisfaction et les lois de la nature. Où l’on mentionnera Spinoza, avec prudence. Où l’on posera la question qui servira de fil conducteur aux innombrables chapitres qui suivront : pourquoi se lève-t-on tous les jours ?