Essence ou nature d’une chose chez Spinoza

Spinoza fait régulièrement référence dans l’Éthique à la notion d’essence ou de nature d’une chose (il semble utiliser indifféremment les deux termes). C’est notamment le cas dans le cadre de la question de la liberté, abordée dans l’article précédent. Être libre pour Spinoza, c’est être déterminé à vivre et agir par sa propre nature, et non par un ou des facteur(s) extérieur(s). Mais qu’implique exactement la notion d’essence d’une chose?

Liberté, nécessité et déterminisme chez Spinoza

Dans quelle mesure serions-nous des agents, c’est-à-dire des individus capables d’agir sur base de choix librement consentis ? Autant le dire tout de suite, pour Spinoza, notre condition initiale est exempte de liberté. Nous sommes plus proche de la complète servitude. Le déterminisme étant partout à l’oeuvre, nous subissons (nous pâtissons) spontanément bien davantage que nous agissons. Le programme de l’Ethique est pourtant celui d’une forme de libération. Mais libération de quoi ? Et comment y parvenir ?