Volonté chez Spinoza – conclusion du livre II

A la fin du second livre de l’Ethique, Spinoza propose quelques considérations, comme souvent radicales et contre-intuitives, sur la volonté. S’il semble à première vue indubitable que nous voulons, la volonté en tant que faculté propre n’existe pas. Ce qui se produit, ce sont des volitions singulières et déterminées, qui ne sont rien d’autre que des affirmations ou des négations d’idées que nous formons. Ces affirmations ou négations agissent sur nous à la manière de forces, et à ce titre déterminent notre mouvement. Dès lors, lorsque nous voulons, c’est toujours de façon entièrement déterminée par des rapports de force entre différentes idées. Le livre 2 s’achève sur quelques enjeux pratiques de la philosophie de Spinoza.