Santé systémique : viabilité, robustesse, résilience, efficacité

Une entreprise dont les bénéfices augmentent est spontanément considérée comme une entreprise performante. Plus généralement, nous avons tendance à évaluer un système à partir de ses résultats immédiats : plus il atteint efficacement les objectifs qui lui sont assignés, plus nous jugeons qu’il fonctionne correctement. Cette manière de juger les systèmes est pourtant trompeuse.

La fonction d’un système

En systémologie, une fonction désigne la contribution stable qu’un processus ou un système apporte à la dynamique d’un système qui l’englobe, ou de son environnement . Une fonction n’existe donc jamais isolément. Elle ne prend sens qu’à l’intérieur d’un dispositif plus large, dont la finalité est de maintenir une stabilité d’ensemble. 

L’environnement des systèmes : ressources, frontières et niches

Dans l’article précédent nous avons abordé les notions d’éléments, de relations et de globalité; nous continuons avec la présentation de nouvelles notions fondamentales et indispensables à toute compréhension du champ systémique qui touchent à relation complexe entre un système et son environnement. Celle-ci fait intervenir les notions de degrés d’ouverture, de co-définition et de niches environnementales.

Régulation des systèmes

Parmi les processus qui se déroulent au sein d’un système, certains jouent un rôle particulier : ils modulent d’autres processus ou certaines variables de manière à maintenir, restaurer ou ajuster certaines conditions de l’organisation. Ce sont les processus de régulation. La régulation joue un rôle essentiel dans de nombreux systèmes capables de maintenir certaines conditions malgré les perturbations, les variations internes ou les changements de leur environnement.

Introduction à l’organisation des systèmes

L’organisation est un autre concept fondamental en systémologie. Chaque système présente une certaine structure, correspondant à une configuration relativement persistante de ses composants et de leurs relations. Au sein de cette structure se déroulent des processus — interactions, échanges et transformations — qui participent à l’activité du système. Certains de ces processus jouent un rôle particulier de régulation, en contribuant au maintien ou à l’ajustement de son organisation.

Les relations au sein du système

L’étude des relations constitue le prolongement naturel de l’étude des éléments. Décrire les composants d’un système consiste à en identifier les éléments, tandis que l’étude des relations vise à comprendre ce qui confère à ces éléments une cohérence systémique plutôt qu’une simple juxtaposition.

Les éléments du système – analyse et propriétés

De quoi un système est-il composé ? La réponse semble aller de soi : un système est constitué d’éléments en interaction. Pourtant, dès que l’on cherche à préciser ce qu’est un élément, cette évidence disparaît. Qu’est-ce qui distingue un élément d’un simple objet ?

Systèmes: le tout et les parties

L’un des postulats fondateurs de la pensée systémique est que la compréhension d’un système ne peut pas se réduire à la seule analyse de ses composants pris isolément. Cette affirmation constitue une rupture profonde avec la tradition analytique héritée des sciences classiques – celle qui, de Descartes à Newton, a fait de la décomposition en parties élémentaires la voie royale de la connaissance. 

Qu’est-ce qu’un système?

Cet article introduit une nouvelle rubrique du site Nomoscopia, nommée La notion de système. Dans celle-ci, nous nous intéresserons à ce qui a parfois été décrit (abusivement pour certains) comme un nouveau paradigme ayant émergé au XXème siècle, fondé sur la notion transversale de système, à laquelle nous nous intéressons à présent.